Le besoin de cohérence : guide des personnes douées !

Arielle ADDA pour le journal des femmes 

Arielle Adda, psychologue depuis plus de trente ans, en institut spécialisé et en cabinet de recrutement. Elle s'est spécialement intéressée aux problèmes des enfants doués. Elle fait des conférences sur le sujet et participe à de nombreux colloques, tant en France qu'à l'étranger.

Elle est également auteur des livres :

« Le livre de l’enfant doué : le découvrir, le comprendre, l’accompagner sur la voie du plein épanouissement », aux éditions Solar « L’enfant doué », chez Odile Jacob.

Et bien d’autres ouvrages, comme :

« Psychologie des enfants très doués », qui recense toutes les chroniques publiées sur le Journal des Femmes.

En 2015, elle écrit avec Thierry Brunel le livre « Adultes sensibles et doués » pour trouver sa place au travail et s'épanouir (éditions Odile Jacob).

Adda, continue à écrire ses articles intéressants sur les enfants surdoués et voilà donc un extrait de ce dernier mis en ligne le 16 Novembre 2020 sur le magazine "Le journal des femmes".

Ce mois-ci l'article mis en ligne à pour sujet "Le besoin de cohérence : Guide des personnes douées " !

Voici quelques lignes de cet article :

Quand les adultes doués entendent ce mot quasi magique de cohérence, ils savent d'emblée que c'est le terme qui leur correspond le mieux. Ils s'aperçoivent que leur vie entière a été guidée par cette recherche de cohérence à tous les instants de leur existence. 

Enfants haut potentiel

Si tous, enfants comme adultes, sont heureux et se tiennent moins sur la défensive quand il se sentent compris, c'est justement parce qu'on leur renvoie enfin une image cohérente d'eux-mêmes. Sans la bonne grille de lecture, il n'y a pas de certitude de saisir tous les aspects d'une personnalité, quelle qu'elle soit. Quand on parvient à relier ces aspects, justement pour parvenir à une image harmonieuse, on s'aperçoit que chaque élément est à sa place, toutes les réactions qui auraient pu paraître surprenantes s'expliquent tout naturellement. Ainsi, on doit se souvenir, sans s'en affoler, de cette propension bien caractéristique des enfants doués à laisser vagabonder leur imagination, pour aboutir le plus souvent à un scénario catastrophe, parce que leur lucidité leur permet rarement d'envisager une issue heureuse, excepté peut-être dans les histoires d'amour, quand le rêve s'en mêle, mais ceci est un autre  histoire, justement.

Il  est heureux qu'il existe toujours malgré tout, une mise à distance, joyeusement occupée par un humour impitoyable : il permet de relativiser les horribles péripéties évoquées dans des histoires inventées et de considérer les "méchants" comme des individus de toutes façons voués à disparaître, une fois leurs forfaits accomplis. En attendant, ils auront provoqué des dégâts qui mettent les protagonistes à rude épreuve. Cette fois, la cohérence s'applique malheureusement aux accidents réels dont on s'efforce, généralement en vain,  de les tenir à l'écart. Il leur faut intégrer ces éléments angoissants pour qu'ils s'insèrent, malgré  tout, dans un ensemble.

A l'échelle familiale, distanciation et humour constituent de bonnes armes face aux drames soudains qui peuvent toujours survenir dans les familles les plus affectueuses et les plus unies ; de mauvais génies viennent empoisonner une atmosphère qui aurait pu être sereine, puisque tous les protagonistes s'entendent très bien, suffisamment pour cheminer de concert jusqu'au moment où les discussions, se multiplient, s'enveniment. L'enfant doué, logique et instruit par l'expérience d'amis, venus un matin sidérés et décomposés  parce qu'ils venaient d'apprendre que leurs parents se séparaient, en conclut tout naturellement que ses parents qui se disputent vont, eux aussi, se séparer, mais ils retardent le moment de le lui dire. Moins logique, moins empathique, car il a souffert pour ces amis pris dans une tourmente qui les dépassait, il aurait pensé que ces drames surviennent ailleurs, mais qu'il sera épargné, il ne se serait pas inquiété, il aurait continué son existence paisible au lieu de s' angoisser.

Sans aller jusqu'à  plonger dans de tels orages, l'enfant doué connaît de multiples raisons de s'énerver : en classe, l'enseignement est trop parcimonieux et succinct pour que son souci de cohérence soit satisfait : des parcelles de connaissances ne forment pas un tout homogène, mais une mosaïque de faits, qu'apparemment rien ne semble relier et il constate vite que ses questions agacent la maîtresse, non parce qu'elle ne saurait pas répondre, mais parce que cette réponse entraînerait la démonstration beaucoup trop loin pour les autres enfants qui se désintéresseraient alors complètement du cours.

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