Élèves surdoués : une école « plus adaptée, mais on peut largement mieux faire » VOUSNOUSILS (Octobre 2016)

VOUSNOUSILS

Le site Vousnousils.com, e-mag de l’éducation à publié le 14 Octobre 2016 un entretien très intéressant avec Emmanuelle Brunet, présidente  et Sylviane Yzet (institutrice), vice-présidente  de l'ANPEIP (Association Nationale Pour les Enfants Intellectuellement Précoces) sur le thème de l’enfant surdoué et l’école.

Elles répondent aux questions suivantes posées de Fabien Soyez :

Pouvez-vous nous présenter l’ANPEIP ?

Qu’est-ce qu’un EIP, et à quelles difficultés est-il confronté à l’école ?

Peut-on considérer le HPI (Haut potentiel intellectuel) comme un handicap ?

En quoi la scolarité peut-elle représenter un calvaire pour l’EIP ?

Face à un EIP, quelles sont les difficultés du prof ?

Quels aménagements mettre en place en classe ?

Le système scolaire est-il adapté au HPI ? Les enseignants sont-ils bien formés ?

 

Le haut potentiel intellectuel reste mal compris des profs. La faute à une formation à la prise en charge des élèves surdoués "insuffisante", et inégalement répartie sur le plan géographique, pour l'ANPEIP.

 

Pour beaucoup d’élèves intellectuellement précoces (EIP), l’école reste un parcours du combattant. Comment mieux les accompagner en classe ? Le point avec la présidente de l’ANPEIP (Association Nationale pour les EIP), Emmanuelle Brunet, et la vice-présidente Sylviane Yzet, également enseignante.

Pouvez-vous nous présenter l’ANPEIP ?

S.Y. : L’ANPEIP a pour but de faire progresser la connaissance et la reconnaissance des EIP. L’association n’est constituée que de parents bénévoles. Elle accueille les familles, les conseille et les oriente vers des professionnels de santé. Elle fait aussi le lien avec l’Education nationale : dans chaque région, des conférences et des formations sont organisées pour les profs.

Qu’est-ce qu’un EIP, et à quelles difficultés est-il confronté à l’école ?

S.Y. : Il s’agit d’un élève avec un fonctionnement cérébral singulier, avec un afflux nerveux plus rapide et davantage de connexions neuronales. Sa façon de fonctionner est différente : sa rapidité de traitement des informations lui permet de comprendre plus vite : il a la solution… mais pas forcément le chemin pour l’expliquer. A l’école, où l’on demande énormément de justifier, ça peut être un problème. L’EIP est aussi d’une grande sensibilité à ce qui l’entoure. Les images parasites et les bruits peuvent le fatiguer. Tout ce qui se passe dans la classe peut être un élément perturbateur pour lui. Il est obligé de faire un effort cognitif pour réussir à écouter l’enseignant.

E.B. : On a tendance à confondre les EIP avec les premiers de la classe… Or, nombre d’entre eux peuvent être en échec scolaire et en décrochage. Le profil de l’EIP ne colle pas toujours avec l’école. Il peut retenir énormément de choses, à condition que l’on mette du sens sur son apprentissage. Il comprend très bien, mais a beaucoup de mal à apprendre. Il peut aussi s’ennuyer. L’école correspond rarement à ses attentes : il comprend très vite, contrairement à ses camarades… et quand l’enseignant répète les mêmes choses, il décroche.

Socialement, cela peut être enfin très compliqué. Ses centres d’intérêt divergent de ceux des autres, qui le tiennent à l’écart. Certains EIP ont l’intelligence sociale suffisante pour s’adapter, d’autres non… Les surdoués sont davantage sujets au

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Date de dernière mise à jour : 02/11/2016

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