Enquête sur ces enfants, qui ont la phobie de l'école !

La Phobie scolaireUn article est paru dans La Provence, le 21 Aout 2015, il y était notamment question des enfants surdoués : "Enquête sur ces enfants qui ont la phobie de l'école"

L'article référençait, au cours de la deuxième partie, « 1/3 des élèves surdoués sont phobiques scolaires ». Nous pouvons dire hélas que cela est vrai ! Et aujourd'hui plus qu'hier ... L'institution scolaire à du mal, il me semble à comprendre cette vérité. Nombreux des enfants atteints de phobie scolaire sont harcelés, incompris ... Avec malheureusement l'inaction de certaines écoles envers les harceleurs qui peuvent donc continuer leur "travail" destructif envers leur(s) tête(s) choisie(s).

La phobie scolaire n'est pas une maladie, elle est traduit par l'ignorance du comportement des élèves les uns contre les autres ! Difficile c'est vrai peut-être à notre époque de défendre et mettre fin à ces harcèlement qui se fait très souvent dans l'enceinte des établissements scolaires, et également à l'extérieur.

 

Dans cet article on peut lire les explications du Pédopsychiatre atypique le Docteur Marcel Rufo, fondateur de l'Espace Arthur, au centre hospitalier Salvator de Marseille.

Ça commence souvent par des maux de tête, des douleurs au ventre. Très vite, ça dégénère : crises de spasmophilie, de tétanies, évanouissements... En France, ils sont entre 1 % et 3 % à avoir maladivement peur... de l'école. Sous le terme de plus en plus connu de "phobie scolaire", les pédopsychiatres englobent en réalité plusieurs angoisses : celle de la séparation, avec ses parents notamment, et celle de l'échec scolaire et du jugement des autres. "Aujourd'hui, l'école a pris une importance incroyable dans les familles, explique le pédopsychiatre Marcel Rufo. Et certains enfants, devant l'enjeu de réussir et pour ne pas se confronter au risque d'échec, se replient."

Filles, garçons, bons ou mauvais élèves, le phénomène peut toucher tout le monde. Sabine, est maman d'une jeune fille de 17 ans qui, au moment de passer en seconde, a dit à sa mère qu'elle voulait redoubler. Devant les bonnes notes de sa fille, Sabine n'a pas compris. Mais après un premier trimestre au lycée et devant la détresse de son enfant, elle a dû se rendre à l'évidence : sa fille ne pouvait plus aller à l'école. "Ce n'est pas que ces jeunes ne veulent pas aller à l'école - car la plupart aimeraient vraiment y aller -, c'est qu'ils ne peuvent pas. C'est une réelle souffrance pour eux", analyse Sabine, aujourd'hui administratrice de l'association Phobie scolaire, basée à Paris.

"Il faut agir vite"

Pour le professeur Rufo, la phobie scolaire doit être soignée rapidement. "Le risque est que l'enfant s'isole et il ne faut pas que la phobie scolaire entraîne une phobie sociale." Un point de vue auquel adhère totalement Sabine, pour qui il est clair qu'"il faut agir vite". Malheureusement, pour la mère de famille, la phobie sociale est aujourd'hui le lot de la plupart des phobiques scolaires. "Les enfants tombent souvent en dépression, ils perdent totalement confiance en eux et se mésestiment. Ils ont alors très peur du jugement des autres et c'est pourquoi aller à l'école devient encore plus difficile."

C'est là qu'entrent en jeu les infirmières scolaires. Maillon capital de la chaîne de soin, elles sont les premières vers qui les enfants se tournent. "Il faut qu'elles soient sensibilisées à la phobie scolaire, qu'elles soient formées à reconnaître un réel mal-être d'un petit mensonge pour louper un examen", poursuit Sabine, qui salue dans le même temps le travail exemplaire de l'infirmière scolaire de l'établissement où est scolarisée sa fille. "Le docteur Sophie Campredon, de l'Espace méditerranéen de l'adolescence, à l'hôpital Salvator, a très bien formé les infirmières scolaires de l'académie d'Aix-Marseille qui font un travail formidable."

Aujourd'hui, pour Marcel Rufo, la phobie scolaire "se soigne bien". "Quand j'étais à l'hôpital Sainte-Marguerite (à Marseille, Ndlr), on avait environ 120 enfants qui souffraient de phobie scolaire. 70% retournaient à l'école l'année d'après, sans même avoir redoublé puisqu'ils suivaient leurs cours par le Cned. Quand on est phobique scolaire, il ne faut pas rester à l'école, mais il ne faut surtout par arrêter sa scolarisation." Et Marcel Rufo de donner l'exemple, épatant, d'un jeune homme qui a souffert d'une phobie scolaire de la sixième à terminale et qui, aujourd'hui, est diplômé... d'un master en droit.

On peut lire également :

"Car contrairement à ce qu'on pourrait croire, un tiers seulement des enfants précoces réussissent brillamment leur scolarité. "Un autre tiers réussira de façon classique, explique Valérie Husson, responsable de l'association. Quant au dernier tiers, ils n'arriveront pas à s'adapter et cela se traduira par un échec scolaire, qui mènera inévitablement à une phobie scolaire." Alors, chez les zèbres, on accueille des enfants qui viennent de la France entière."

 

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Date de dernière mise à jour : 19/02/2021

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